Journal de confinés – suite et fin

Dimanche 5 avril on a changé de logement mais ne le dites à personne, je ne voudrais pas que la belle Jacinda (Ardern, la première ministre) le sache. Elle nous a dit « le logement de confinement choisi le 25 mars doit être celui où vous resterez jusqu’à la fin du lockdown ». Pour réserver ce logement il a fallu montrer patte blanche avec une copie de notre inscription à l’ambassade, et la justification que notre précédent logement était occupé, car elle ne voulait pas être complice d’une rupture du confinement.

Ce nouveau logement nous permet d’avoir un vrai jardin avec une terrasse pour l’apéro. Apéro que l’on prend de plus en plus avec les polaires avec l’automne qui pointe son nez. Comme on a changé de quartier, on a aussi changé de zone de sorties (pour exercice solitaire uniquement, bien sûr !) on est au cœur du voyage lent, même très lent (environ 28,26 km2 d’exploration pour 10 jours). Si on ralentit encore un peu on passe au « voyage immobile ». Initialement on souhaitait que ce voyage s’inscrive dans la durée et l’immersion à l’extrême opposé du tourisme. Pour la durée, c’est parfait, pour l’immersion c’est un peu raté vu que les interactions avec la population sont, de fait, réduites à leur strict minimum. On a que la télé et la radio pour parfaire notre maitrise de la langue néo-zélandaise (je n’ose plus dire celle de Shakespeare)

Ici la notion de travailleurs essentiels, comprend comme en France les personnels soignants, pompiers facteurs, chauffeurs de bus, etc. Mais à la différence près, héritage britannique oblige, qu’il faut absolument entretenir les pelouses des parks. Il y a donc aussi les tondeurs essentiels de gazon public!

Vendredi 10 après pas mal d’hésitations sur la décision a prendre, rester ou partir, on a fini par trouver un vol de retour (qui s’est révélé opérationnel) avec Qatar Airways et une maison vers Nantes qu’on a accepté de nous louer, ça n’a pas été le plus simple. On va donc y passer le reste du confinement en France.

Ce blog va donc s’arrêter là. On aurait bien aimé le continuer sous des cieux tropicaux, mais ce n’est que partie remise, bien sûr ! On est obligé d’y revenir pour refaire ma collection de chemises à fleurs.

Merci à tous pour vos messages et l’envoi de clins d’œil qui nous ont bien fait rire.

Prêts au départ !

Journal de confinés

Mardi 31 mars 6eme jour de confinement. Aujourd’hui on a fait une folie. On a changé de supermarché et de parc d’exercice. Si si! Un truc de fous, quoi! On s’est aperçu sur le chemin qu’il y avait pleins d’ours en peluche aux fenêtres. Bizarre! On regarde les infos nationales, un grande chasse à l’ours est ouverte! C’est pour amuser les enfants lors de la promenade quotidienne qui doivent noter tous ceux qu’ils voient et les mettre sur leur tableau de chasse. Pour plus d’info voir la page FB https://m.facebook.com/groups/850987548662623?group_view_referrer=profile_browser

PS comme ici on prononce ours (bear) comme bière (beer), si on n’a pas d’ours en peluche on peut mettre une bière, voire un ours avec une bière, mais alors ça ne compte que pour les grands enfants.

Hips! Faisait l’ours

Aujourd’hui 02/04 on aurait dû partir et fêter dans l’avion l’anniversaire de Christine, et bien comme on n’a pas pu le prendre, on le fête ici! Ce qui se révèle d’un luxe absolu vu les conditions.

En prime quelques autre photos ( de pas très loin, c’est promis!)

A suivre

Auckland – journal de confinés

Nous sommes arrivés à Auckland le 25 mars pour nous confiner jusqu’au départ. Vous n’aurez pas de carnet de voyage mais plutôt un “journal de confinés”.

On a récupéré le gîte que Christine avait réservé dans un quartier tendance “bobo” pleins de bars et de restos branchés. Bon du coup c’est un peu loupé. Mais au moins ce jour là, on est libre jusqu’à 23h59. Comme la majorité des hébergements il y a un micro-ondes comme tout instrument de cuisson. Vous en connaissez, vous, des grands chefs Kiwis? Au rugby d’accord, mais en cuisine… On va devenir les Jamie Oliver du “microwave”.

Le confinement c’est comme chez vous, l’attestation en moins et la limitation de distance des activités sportives, mais l’esprit est là. C’est toute la différence, moins de règles mais plus d’esprit (ce qui n’empêche pas de contrôler). Typiquement anglo-saxon. Le principe selon la première ministre, c’est de rester dans notre « bulle » (familiale), d’y rester fidèle jusqu’à la fin, et de ne sortir que pour le ravitaillement et pour des activités sportives “solitaires”. Et bien, contraindre une population, obnubilée par le “Outdoor” de la sorte en les impliquants dans le dispositif, bravo. Bon on pense quand même que certains se sont mis à l’activité sportive à l’occasion. En ce qui me concerne, je me suis mis au footing et nous allons au supermarché au moins une fois par jour.

L’une des question est de celle du rythme des journées et de la variation de celui-ci, on a beaucoup écouté à la radio des émissions consacrées à ceux pour qui le confinement est un principe de base, astronautes, sous-mariniers ou coureurs au large, Ah! ce que j’aimerais être confiné dans un bateau, comme nos amis que nous devions rejoindre à Tahiti qui sont confinés au mouillage avec un accès à la plage pour aller faire le ravitaillement.

Aujourd’hui (28/03) boum! L‘Australie annonce qu’elle ferme ses aéroports au transit. Du coup le vol que nous avions réservé n’est plus réalisable. C’est le troisième. Des fois on a l’impression d’être à nous seul le fonds de soutien au transport aérien.

Après avoir tourné le pb dans tous les sens on se demande si on ne va pas rester en NZ jusqu’à ce que ça se calme, mais ça ne reste qu’une hypothèse.

Bon revenons à la question du confinement. Comme nous l’avions dit précédemment, et sans vouloir faire de généralités, le néo-zélandais moyen est un individu affable sympathique et direct, bref l’individu avec lequel vous avez envie de partir en vacances (dommage qu’il parle anglais avec un aussi effroyable accent). Aujourd’hui on a l’impression que la crise actuelle est entrain de changer les choses, si on échange encore quelles Hi! Avec le sourire, je pense que la tendance est à la baisse car nous avons l’impression que chacun se méfie de l’autre en tant que porteur potentiel. D’autant que si les règles sont plus souples en se contentant de principes, la police demande de leur signaler la non observation de ces principes. Christine met plutôt cela sur le respect des règles de distanciation. Bon en France, pays de râleurs, ça ne devrait pas changer grand chose sur l’indicateur « sourire » par contre la suspicion de l’autre…

À suivre

La presqu’île de Coromandel

On a décidé d’explorer la presqu’île de Coromandel dans le détail. On est arrivé à Thames en fin de journée le 16. Depuis le northland c’est loin, enfin surtout long! Si les routes sont limitées à 100 km/h c’est généralement plutôt difficile à tenir. Le soir on ira dans le bar qui a l’air de rassembler le monde (enfin, un peu). On y fera la fermeture à… 9h15. Le lendemain, pas très beau temps, on fait un petit tour sur l’ouest de la presqu’île jusqu’à la ville de Coromandel. Pas très excitant Mais quelques beaux paysages sur le chemin

Le lendemain beau temps mais pas levés assez tôt pour une randonnée de 7h jusqu’aux « Pinacles ». Il s’agit d’excroissances d’origine volcanique, qu’on verra le lendemain de loin en voiture. Ça aurait mérité le réveil matinal, on se contentera d’une balade de 3h jusqu’à un Kauri imposant.

Du haut de ce kauri 800 ans vous regardent!

Changement de cote, toujours sur la presqu’île pour rallier Whitianga. La ville est située en bord de mer (ou de rivière, on a toujours du mal à poser la limite entre les deux ici). Christine nous y a loué un charmant petit cottage appartenant à une artiste locale. À la différence de beaucoup de ville littorales, les bords de mer sont très bien aménagés et agréables, surtout à l’heure de l’apéro, et vous savez comme cette heure est importante pour nous!

On y apprend que la Polynésie, après avoir instauré une quarantaine de 14 jours aux entrants, s’est fermée aux non résidents, et que le gouvernement français, via l’ambassade, nous demande de rentrer chez nous. Partir d’un pays avec 20 cas de Covid19 pour aller dans un pays à +/- 10 000 cas, on cherche un peu la logique. On va à minima essayer de temporiser.

Aujourd’hui (20/03) balade de l’autre côté de la baie-rivière que l’on traverse en ferry pour faire une balade passant par un promontoire au dessus de falaises bordées de baies magnifiques découvertes par devinez qui? … le capitaine Cook bien sûr!

Le 21 pas fait grand chose. Le 22 par contre, une belle balade d’abord aux hot pool beach puis à cathedral cove. Le premier est une plage sous laquelle il y a une source géothermique, tout le monde y va 2 heures de part et d’autre de la basse mer avec sa pelle, creuse son trou et le laisse remplir à la fois par la source et par l’eau de mer (via le sable). La distance à la mer détermine la température de son trou, il faut donc refaire un trou plus haut au fur et à mesure que la mer remonte. Nous on a « fait les coucou » on a pris une « bassine » déjà existante, il y avait moins à creuser. Le deuxième, cathedral Cove est une plage assez magique, ou plutôt deux ( surtout à marée haute) reliées par un galerie de type ogival, voire gothique. Elle est située à 1h de marché du village et la balade pour y arriver est magnifique.

Le lendemain on va voir un jardin (sous la pluie) et au retour on s’arrête dans un petite ville touristique. Tous les bars sont fermés, bizarre! On se renseigne: le gouvernement à fermé les bars et restaurants. Décision prise à 8h (on a passé les 100 cas) annoncée peu après mise en œuvre en début d’AM. Vu de France, habituée aux tergiversations et exceptions, ça fait rêver! Puis tout c’est accéléré très vite avec le confinement de la population pour mercredi soir (25/03), la suppression de la majorité des vols, etc. Bref, ça sent la fin du voyage pour nous. Comme on a loué notre maison à une “confinée” on va sans doute louer quelque part, peut-être en Bretagne. Demain on part se confiner à Auckland.

A suivre…

De part et d’autre du détroit de Cook

Cette fois ci on est presque à cheval entre les deux îles, c’est à dire que l’on visite le nord de l’île du Sud (base Nelson) et le sud de l’île du Nord.

L’arrivée à Nelson se passe bien, comme à peu près tout ici (un peu trop peut-être). Notre logeuse, Hildegarde, nous accueille à l’aéroport pour nous conduire chez elle d’où on a un sublime point de vue sur la baie et les montagnes en face à l’ouest, donc avec vue sur le coucher du soleil (très important pour l’apéro !).

Pas beau l’apéro?

Nelson est une des villes les plus agréables de Nouvelle-Zélande avec un climat très favorisé, d’ailleurs on y trouve des… Cigales, c’est dire! C’est aussi une très bonne base pour visiter la région (Abel Tasman National Park, Marlboro Sound, sans oublier les wineries, bien sûr!)

Le mardi (24), déjà un mois de vacances passé, on est parti faire une randonnée dans la partie Est de l’Abel Tasman National Park. Cette randonnée se fait normalement en 4 étapes avec camping entre chaque étape (au passage 30$ (20€) par tête pour pouvoir planter la tente sur un peu de sable, ça fait un peu exploitation de la nature, ce qu’on retrouve un peu partout d’ailleurs, hélas). Pour pouvoir faire la partie la plus intéressante, on choisi de se faire déposer en bateau dans une baie éloignée et de se faire récupérer dans une autre. On part de bonne heure de Nelson, mais comme on s’est gourés de route, on va terminer version rallye Monte-Carlo pour ne pas rater le bateau. On l’a! Juste, mais on l’a. La première surprise, c’est de monter dans le bateau sur le parking tracter par un tracteur pour rejoindre la mer, idem au retour. On en conclus que pour piloter un bateau, il faut aussi aussi le permis tracteur! La deuxième surprise c’est que le trajet en bateau aller fait aussi découverte de la côte, du coup une fois déposés on a juste le temps de rejoindre le bateau à l’autre bout. Christine n’a jamais marché aussi vite! (même portée par l’esprit de saint Jacques). Toutefois la balade est superbe, dommage de n’avoir pas le temps de se baigner.

Donc le lendemain journée plan-plan: un musée, jardin botanique et visite du point central de la nouvelle Zélande (contestable et contesté comme toujours). Et le surlendemain, hop! Une winery à Upper Moutere. Le village est un lieu d’implantation des colons allemands dans la première moitié du 19eme siècle.

Eglise dans le style luthérien (surtout à l’intérieur)

Pour le dernier jour complet dans la région de Nelson on poussera jusqu’à Havelock. Le nom de cette localité ne vous dit peut-être rien, mais il faut savoir que c’est la capitale MONDIALE de moule à bord vert (Green lipped mussel) excusez du peu!! Bon, plus interessant, c’est le début du Marlboro Sound avec des paysages magnifiques. Le lendemain départ pour Wellington la venteuse (surnom “Windy Welly).

Wellington est une capitale on ne peu plus agréable. Elle en a tous les attributs sans en avoir la taille. Elle est située au fond d’une baie bien protégée; imaginez Marseille Zen (bon c’est difficile, c’est même un oxymore, on vous l’accorde). Bref on va faire le plein de ville avant d’attaquer le “grand nord”.

On est arrivés pendant le Fringe Festival https://www.fringe.co.nz à cheval entre la musique expérimentale, le théâtre d’avant garde (voire avant-avant) et les performances en tout genre plus ou moins compréhensibles. Le tout organisé sur le port dans des conteneurs maritimes intelligemment agencés pour créer des scènes et lieux d’expression.

Comme c’est la capitale on en a profité pour visiter le parlement de nouvelle-Zélande, avec un guide bien sûr, pour mieux comprendre le système politique du pays et ses (quelques une de ses) subtilités. Le guide a évidement une grande connaissance du fonctionnement des institutions, mais semble avoir un profil de fonctionnaire de cabinet pour éviter les questions épineuses du style “lien entre la couronne britannique et indépendance politique”. Pour les photo on vous vous renvoie sur le site du parlement car on nous a confisqué appareils photos et téléphones à l’entrée https://www.parliament.nz/en/visit-and-learn/visit/

Le lendemain sera consacré au musée Te Papa https://www.tepapa.govt.nz/ il est absolument fabuleux a tel point que nous y avons passé la quasi totalité de la journée, même l’expo sur la bataille de Gallipoli de 1915 (plus connue chez nous sous le nom de celle des Dardanelles) est passionnante. On terminera la journée à l’heure de l’apéro par la visite des brasseries artisanales.

Demain (04/03) direction Auckland pour partir à l‘exploration du nord. A suivre…

Les Catlins et Dunedin

On repart (le 19/02) de Te Anau pour les Catlins et Dunedin et remonter à Christchurch pour rendre la voiture puis aller à Nelson (nord ouest de l’île du nord) en avion.

Le début de la route est un peu monotone. On s’arrêtera pour déjeuner à Invercagill. Si les villes ne sont pas très excitantes avec un plan d’urbanisme digne du middle ouest américain, Invercargill semble la pire de toutes, celle qu’en tant que fonctionnaire on redoute l’affectation en premier poste. D’autant que lorsqu’on y est passé, il y avait un quartier complet en travaux pour rendre les bâtiments résistants aux séismes. Par contre les décors sont sublimes dès que l’on atteint la côte. On sent la puissance sauvage de l’océan.

On s’arrête à Fortrose dans un improbable café doté d’une pompe à essence automatique mais qui semble d’un autre temps. C’est Bagdad café au bord de l’océan. C’est de là que commence la route des Catlins. De là on se dirige vers Waipapa point qui est le phare le plus austral de l’île du Sud. Au pied du phare des Lions de mer ont élus domicile. C’est l’heure de la sieste. Chut!!!

L’étape du soir sera, histoire de se rajeunir un peu, dans un backpacker http://www.lazydolphinlodge.co.nz . Super à tout point de vue, l’apéro dînatoire qu’on s’est improvisé depuis la salle commune est génial. Il paraît que de là on peut voir sauter les dauphins dans la baie. Bon, nous on n’avait qu’une bouteille… donc on ne les a pas vus.

Le lendemain on est allé voir la forêt pétrifiée sur la plage et essayé de voir les pingouins bleus. Là aussi on peut supposer que ces bêtes là sont attirés par l’odeur de bière et pour nous c’était un peu tôt pour la première gorgée de bière, même pour avoir le plaisir minuscule de voir des pingouins.

On partira ensuite voir des cascades. On commencera par Niagara Falls qui on une chute d’au moins…35 cm ( l’humour Kiwi!) pour aller photographier Matai Falls. Beaucoup plus sérieux. On terminera cette route à Nugget Point avec la aussi un beau phare avec sa belle lentille de Fresnel alors que le précédent l’avait troquée contre de vulgaires LED. La suite de la route est bien moins intéressante et On terminera le soir à Dunedin l’écossaise.

Dunedin a été fondée par une colonie écossaise, et ça se voit quasiment à tous les coins de rue à commencer par la gare et la cathédrale.

On y tombe le jour de l’intégration des étudiants. C’est très vivant partout. Il semble que le sport national est d’avoir le débit de parole le plus élevé possible, y compris chez les guides des musées : expressions spécifiques + accent Kiwi (du sud) + débit = incompréhension quasi totale. Pour un peu on dirait « vous pouvez me parler anglais je le comprends à peu près » avant de quitter Dunedin on ira au bout de la presqu’ile d’Otago voir les albatros et quelques pingouins. en fait on verra surtout des Lions de mer.

On partira de Dunedin pour retourner à Christchurch, reprendre un avion (et oui encore un) et arriver à Nelson. sur la route on s’est arrêté à Moeraki pour photographier les Boulders, une formation géologique qui a donné naissance à des rochers sphériques sur la plage.

Le Fiordland

Après Cromwell et Queenstown nous voilà repartis pour la région des fiords. Nous étions déjà venus il y a environ 25 ans à Milford Sound mais malheureusement la route est aujourd’hui fermée suite aux récentes inondations. Des touristes français sur cet itinéraire ont cru voir leur dernière heure arrivée.

Notre camp de base sera Te Anau au bord du lac du même nom. C’est une bonne base pour les balades et pour Doubtful Sound (ce qu’on pourrait traduire en anglais marseillais par la « calanque douteuse »)

Dimanche bien que la météo ne soit pas fameuse ce sera randonnée en tentant la «Kepler track » c’est assez sportif mais en partant le matin tôt ça devrait le faire. On part donc à…10h30.

Pour l’instant il ne pleut pas. On longe le lac au début sur 1h30 puis on attaque la montée vers le mont Luxmore 1472m. Après tout c’est juste un peu plus haut que la sainte Victoire à Aix! La montée se passe dans la forêt magnifique. Tout est recouvert par les mousses, des fougères partout et des oiseaux qui ne s’envolent que lorsqu’on est à moins d’un mètre. La pluie commence à tomber et on commence à monter pendant 2h et demi pour arriver au premier point de vue. En fait de point de vue, il faut se hisser sur des troncs pour voir le… brouillard à perte de vue. On continue un peu puis on se dit rapidement que rentrer à la nuit pour ne pas voir grand chose, ça ne mérite pas de sacrifier « the beer time ». Michel en profite pour revêtir un poncho acheté le matin même pour 4$ (2,4€). Il se transforme aussitôt en top-model du sac poubelle.

On mange dans un super restau où il y a du « confit duck ». Évidemment le Gascon n’a pas pu résister!

Le lendemain direction Doubtful Sound avec un départ en bateau pour traverser un premier lac au bout duquel ils ont construit une centrale hydraulique enterrée exploitant la différence de niveau entre le lac et la mer pour alimenter une usine d’aluminium plus au sud. Au bout du lac on reprend un bus pour aller au début du Sound. C’est la seule route du pays qui n’est pas reliée au reste du réseau, car elle n’a été construite que pour amener les matériels nécessaires à la construction de la centrale (depuis la mer)

Que ce soit dans les bateaux ou dans le bus, on est abreuvés d’informations et d’anecdotes ( il faut faire « amaaaaaaaazing!!!!! »), mais avec l’accent ( et les tournures de phrases) kiwi on est parfois un peu « à la peine ». Les paysages sont sublimes, et bien que les photos ne soient qu’un pâle reflet de la réalité, on vous laisse admirer…

On repartira le lendemain matin vers les Catlins et Dunedin. à suivre…

Les wineries du sud

Nous avons pris la route depuis Fox glacier pour quelques heures. La route est belle mais longue d’autant que la très grande majorité des ponts sont à voir unique. Lorsqu’il y a des travaux on attends… ce qui permet: de jouer aux cartes, de promener le chien, d’inspecter les travaux (pour les anciens de la DDE), etc

Nous voici donc quelques heures plus tard dans Central Otago, et plus précisément à Cromwell, une ville bâtie initialement sur la recherche de l’or, mais qui n’a tenu que quelques temps sur cette activité finalement beaucoup moins rémunératrice que prévue. Il en reste un microcentre d’origine, comprenant une loge maçonnique, qui semble avoir joué un rôle important, et quelques vestiges de l’époque coloniale.

Aujourd’hui l’activité économique semble reposer sur la fruiticulture et surtout sur le vin. La production vinicole s’appuie principalement sur le Pinot Noir, comme en Bourgogne.

Queenston (le 14/02): la Mecque des sportifs, mais il semble permis de traîner à la terrasse des cafés sans avoir fait un préalable un saut à l’élastique, un vol en parapente et une chute libre au dessus du lac. Ouf! Pour peu on se croirait dans les Hautes-Alpes.

On est donc allés dans une « winerie » recommandée par notre logeur: Désert Heart https://www.desertheart.co.nz/ On a tout goûté de 2012 à 2017. On aurait bien tenté le 2007 (autant dire un très vieux millésime ici) mais il n’en restait que moins de 18 bouteilles, il était donc gardé que pour des occasions exceptionnelles. Après la dégustation, on s’est offert un « board » à partager mettant en relief les vins l’accompagnant tout en profitant de la variation de la lumière sur les collines environnantes. Quoi de mieux dans la vie!

Au retour on tente de dîner dans une winery https://amisfield.co.nz/ mais la vue n’était pas à la hauteur du prix du menu.

Demain départ pour le Fiordand « c’est comme les calanques sauf qu’il pleut davantage » comme aurait pu dire Léo Loden.

Départ vers le sud

Dimanche matin (le 9/2) on part donc de Christchurch pour prendre le train traversant les alpes du sud d’Ouest en Est. Il s’agit en fait d’un train touristique qui fait le trajet en 4h30 environ https://www.greatjourneysofnz.co.nz/tranzalpine/?gclid=EAIaIQobChMIicbeu93L5wIVmquWCh2sIAulEAAYASAAEgJS1_D_BwE . Belles vues mais moins qu’espérées, en fait il vaut mieux faire le parcours en hiver ou au printemps avec les montagnes enneigées.

Depuis un espace ouvert du premier vagon

Arrivés vers 13 h juste pour récupérer la voiture de location réservée la veille. Il y a 25 ans nous avions loué une voiture à la société « rent a wreck » (louez une épave) celle ci semble du même acabit, mais à un prix en rapport. Départ pour la première escale : Hokitika ville sans charme particulier, bien que capitale de la jade, mais avec une plage sympa où tout le monde attends le couché du soleil. Nous, se sera depuis le seul restau surplombant la plage, mais en devant se battre contre les mouettes pour ne pas partager notre repas avec elles.

Lundi: région des glaciers fox glacier et Franz Josef. Les spectacles sont au rendez-vous, bien que nous soyons en été (donc au retrait maximal) et que les cendres des feux australiens soient franchement visibles.

La seule ombre au tableau, c’est le balai continuel d’hélicoptères pour aller promener les touristes voir les glaciers d’en haut (et c’est un amateur de machines volantes qui vous le dit).

Pour nous se sera plutôt balades terrestres, notamment près d’un lac où se reflètent les Mont Cook et Tasman.

Cette balade on la fera 2 fois: le matin: complètement couvert et le soir après que les nuages se soient envolés.

On partira le mercredi pour la région de Central Otago. et qu’est-ce qu’il a la-bas?… pinot noir, Syrah, Cabernet Sauvignon…

Christchurch

On est arrivés à Christchurch, la capitale de l’île du sud connue aussi pour ses deux séismes consécutifs de 2010 et 2011 d’une magnitude d’environ 7 et d’intensités entre 8 et 9. Celui de septembre 2010 a eu lieu à 4h du matin alors que celui de 2011, de très loin le plus meurtrier, bien qu’un peu moins puissant a eu lieu en pleine journée.

En visitant le musée des séismes on s’aperçoit que de 1844 à aujourd’hui ils en ont subit 16 dans la région. Bientôt le prochain?

Depuis la ville a été reconstruite plus résiliente on y trouve d’ailleurs un « général manager résilience » qui a l’air de viser tout les projets. Un des premiers édifices rebâti, provisoirement, à été la cathédrale (Faut dire que quand on vit a « Christchurch » c’était l’urgence absolue), construite en tubes de cartons (20m de long chacun) par un architecte japonais de l’urgence.

Sinon la ville est agréable mais avec des quartiers assez spécialisés dont la fréquentation change en fonction de l’heure

A noter tous les musées gratuits (sauf celui des séismes) avec des animations très intelligentes pour les enfants.

Dimanche on prend le train direction Greymouth en traversant les Alpes NZ. Paysages superbes en perspective.